Pariscipales

Les municipales à Paris selon Up2News


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Information overload

Lundi, 17 mars 2008 · Rédigé par Jean-Dominique Quien · Pas de commentaire

Lundi 17 mars, la fièvre de la campagne pour les municipales parisiennes est maintenant retombée. Bertrand Delanoë l’emporte sans difficulté face à Françoise de Panafieu. La stratégie du Modem est en lambeaux, avec une seule élue, Marielle de Sarnez.

Tout au long de cette campagne, nous avons tenté, sur ce blog, d’en chroniquer les moments forts, du point de vue des lecteurs de presse assidus que nous sommes. Sans jamais prétendre à l’exhaustivité, nous avons voulu démontrer que les informations, telles qu’elles sont publiées dans la presse, peuvent, en étant recoupées, comparées, analysées, et décortiquées, prendre un relief inédit, une signification différente, bref, une couleur distincte.

Dans le monde d’aujourd’hui, notre conviction est qu’il est impossible de se contenter d’une unique source d’information. Mais il est également illusoire de vouloir tout lire, tout écouter, tout simplement parce que le temps manque face aux centaines de sources disponibles aujourd’hui à celui qui se donne la peine de chercher l’information. Nous en tirons une grande confiance dans l’avenir de notre métier : Tout lire, tout écouter, tout regarder, « piger » comme l’on dit dans notre jargon, mais aussi, mais surtout, comparer, trier, sélectionner, synthétiser et, en dernier ressort, analyser afin de mettre en avant la valeur ajoutée de l’information, de toute l’information.

Nous nous retrouverons bientôt pour d’autres exercices de ce genre, après cette première réussie, mais aussi largement perfectible. En attendant, vous pouvez vous rendre sur notre site web afin d’en apprendre plus sur ce que nous sommes. A très bientôt.

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Revenant

Jeudi, 21 février 2008 · Rédigé par MBellot · Pas de commentaire

“Au dilettantisme et à la distance de Mme de Panafieu, je préfère le sérieux et l’engagement total du maire”, écrit Lionel Jospin dans Le Monde.

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Rachida au garde-à-vous

Jeudi, 21 février 2008 · Rédigé par MBellot · Pas de commentaire

20 Minutes revient sur la campagne dans le 7e arrondissement de Paris. La course voit s’opposer la « parachutée » Rachida Dati, Ministre de la Justice et candidate UMP, Laurence Girard, candidate PS-PC-MRC-PRG, ainsi que Véronique Delvolvé, candidate MoDem.

Plusieurs rumeurs avaient circulé ces derniers temps sur la possible présentation d’une liste dissidente face à celle conduite par la Ministre. Finalement, Christian Le Roux , 1er adjoint au maire sortant Michel Dumont, a renoncé à présenter sa propre liste. En effet, un sondage Ifop, réalisé les 14 et 15 février derniers, vient conforter la ministre candidate : elle serait en tête au premier tour avec 46% des suffrages, et l’emporterait au second avec 60%.

Cependant, la présence d’une liste MoDem, conduite par Véronique Delvolvé, ancienne de l’UMP, et créditée de 17% au premier tour, empêcherait la liste UMP de gagner dès le 1er tour et ainsi de récupérer le cinquième siège de conseiller de Paris acquis par Laurence Girard en 2001.

Rachida Dati, dans une interview accordée au journal 20 Minutes, revient sur les polémiques actuelles, qui ont éclaté suite à l’ « Affaire Martinon » à Neuilly. D’ailleurs, à ce sujet, la ministre nous rappelle avec perspicacité, « Neuilly, ce n’est pas la France » !!

Elle estime notamment ne pas être « une parachutée », rappelant qu’elle « habite depuis longtemps » le VIIème arrondissement.

Ses projets très novateurs pour l’arrondissement se résument à la réhabilitation du Champ de Mars, la construction d’équipements sportifs et culturels, et surtout la création d’une « petite ligne de bus » qui traverserait le 7e. De plus, son statut de Garde des Sceaux lui apporterait « une légitimité » vis à vis des électeurs du 7e. Pour finir, elle affirme être apte à gérer à la fois son portefeuille ministériel et son mandat local : « C’est une affaire d’organisation ! »

L’un des fiefs de la droite parisienne ne semble donc pas pour le moment prêt à basculer à gauche…

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Foudre

Jeudi, 21 février 2008 · Rédigé par MBellot · Pas de commentaire

“Delanoë, c’est un coup de foudre !”

Yamina Benguigui, citée par France Soir.

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Tibéri dans les cordes

Vendredi, 15 février 2008 · Rédigé par Yann Daoulas · Pas de commentaire

« Séisme à Paris », tonnait-on mercredi sur JDD.fr: la saga fleuve de Jean Tibéri sous les ors parisiens pourrait prendre fin le 16 mars prochain. Les électeurs du Vème arrondissement se prononceraient en effet à 52 % pour sa rivale de toujours Lyne Cohen-Solal au deuxième tour, après avoir donné à l’ancien maire de Paris une très courte majorité au premier (41 % contre 38 %). Pour mémoire, l’image saisie le 3 février 2001 par le même institut (TNS-Sofres) donnait les duettistes Tibéri/Cohen-Solal à 50-50. Différence de taille, toutefois : il y a huit ans, l’ami Jean n’était qu’un vulgaire dissident, la bénédiction du RPR ayant été donnée à un certain… Henri Guaino. Preuve tout de même qu’au comble de l’adversité, l’époux de Xavière sait comment revenir d’entre les morts, n’en déplaise aux esprits chagrins qui lui reprochent une campagne mollassonne. Et puis, difficile de se risquer à un pronostic dans un arrondissement où, toujours le 3 février 2001, 74% des personnes interrogées trouvaient que le qualificatif de « compétent » s’appliquait « plutôt bien » à Jean Tibéri, quand 58% jugeaient que le mot « honnête » lui allait « plutôt mal ». Perfide et professionnelle à la fois, Reuters n’a pas omis, une fois le sondage 2008 commenté, de faire le point sur les démêlés judiciaires du couple Tibéri dans l’affaire des faux électeurs. « L’enquête est terminée et le dossier est en attente de règlement au parquet », concluait, laconique, la très probe agence, comme pour indiquer la sortie au stakhanoviste de la gestion municipale, après 40 ans aux affaires.

Au passage, on remarque qu’avec plus de 10 % d’intentions de vote, les voix du Modem seront peut-être celles qui expulseront l’élu sortant de son fief du Ve, jugé il y a peu encore « imprenable » par le PS. Ce Modem que l’on avait cru cuit après les législatives, et qui resurgit, si ce n’est pour glaner quelques écharpes, au moins pour jouer les trouble-fêtes et soigner son capital notoriété. De fait, par l’orange alléchée, la liste de la majorité accueillera volontiers les candidats bayrouistes entre les deux tours, a réaffirmé Bertrand Delanoë mercredi lors d’une réunion publique dans le XVe. Voilà donc une nouvelle étape de franchie depuis la présidentielle : oubliés les atermoiements du printemps dernier et les exercices de confrontation démocratique sur BFM. Trop expérimental, peut-être, pour une majorité municipale qui ne voit finalement plus de problème à proposer ouvertement le gîte aux aventuriers du centrisme, sans arrière-pensée électorale bien entendu. Mais attention : les candidats Modem devront adhérer aux valeurs et aux propositions contenues dans le projet de gauche, a prévenu le maire de Paris pour rassurer ses ouailles. D’où la nécessité pour ce dernier de tracer la ligne rouge, d’un théâtral « Rassembler au-delà de nous, oui! Trahir notre idéal, non! ». Après une répétition de cette qualité, difficile de croire que Delanoë ne vise pas un premier rôle en 2012.

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Des transports et des logements pas comme les autres

Mardi, 5 février 2008 · Rédigé par MBellot · Pas de commentaire

Dans une interview accordée à 20 Minutes le 25 janvier dernier, Bertrand Delanoë, candidat à sa propre réélection à la mairie de Paris, revient sur 2 sujets brûlants : le logement et les transports dans Paris.

Interrogé en premier lieu sur les logements sociaux, le maire de Paris semble « agacé » des récentes polémiques concernant le logement de Michèle Blumenthal, maire PS du 12e et candidate dans cet arrondissement. Il qualifie de « démagogique » les attaques de Françoise de Panafieu . De plus, il estime « avoir fait la transparence sur le sujet » au début de son mandat.

A l’inverse, Bertrand Delanoë a été poussé dans ses retranchements sur la question de l’insalubrité du parc locatif parisien. En effet, la municipalité actuelle, s’était engagée « à éradiquer l’insalubrité en une mandature ». A l’heure actuelle, seuls 80% des travaux ont été engagés. Le retard repose, selon le maire de Paris, sur une sous estimation du nombre de logements insalubres lors de la précédente mandature (Tibéri-Panafieu).

Sur la question des transports, Delanoë retrouve son aplomb. Fort du succès des Vélib’, le maire de Paris centre son projet « pour Paris » sur le développement de transports propres dans la capitale. Le projet « Autolib’ » serait ainsi le fer de lance de ce nouveau mandat en la matière. La mécanique est simple : proposer aux Parisiennes et aux Parisiens des voitures électriques en libre service.

Selon lui, « la qualité du dispositif viendrait dans la qualité de l’emplacement des stations ». Il souhaiterait donc dès le départ les installer en « collaboration » avec les communes limitrophes. Il compte prendre en charge les frais d’investissement des stations à hauteur de plusieurs millions d’euros.

En ralliant la banlieue à cette « petite révolution », le candidat PS s’inscrit de toute évidence dans le projet de Grand Paris tant voulu par Nicolas Sarkozy. N’aurait-il pas déjà des vues sur 2012 ?

De son côté Françoise de Panafieu qui poursuit ses visites de travail à l’étranger est revenue “emballée” de Milan, rapporte Le Figaro. Elle semble avoir la solution miracle au désengorgement de la capitale : le péage urbain et le développement des transports en commun…

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Combat de coqs sur les champs

Mardi, 5 février 2008 · Rédigé par MBellot · Pas de commentaire

Le Figaro se fait l’écho de la virulente bataille qui fait rage à droite entre François Lebel et Pierre Lellouche, tous deux candidats dans le 8e arrondissement.

Pierre Lellouche, candidat intronisé par le parti majoritaire recherche une légitimité face au candidat historique de l’arrondissement, François Lebel. En effet, Lebel dénonce un parachutage et attaque son adversaire sur ses ambitions internationales, en le trouvant bien éloigné des « préoccupations des habitants du quartier ». Il affirme également avoir subi « une action psychologique »de l’UMP pour l’amener à renoncer à sa candidature.

Pierre Lellouche se défend de vouloir assurer ses arrières en quittant le 9e, un arrondissement difficile, pour le 8e, historiquement ancré à droite. Il attaque à son tour Lebel sur son bilan en s’engageant à rattraper le retard pris dans le domaine des équipements sociaux éducatifs notamment , du au « manque d’engagement » du maire actuel. « Lebel doit sa longévité au fait qu’il ne faisait peur à personne à droite ». Lebel avait en effet à plusieurs reprises dit qu’il soutiendrait Lellouche avant de se raviser la semaine dernière, suite aux « fameuses pressions » de l’UMP.

La balle est donc dans le camp des militants UMP qui auront un choix cornélien à faire en mars prochain.

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Sarre a enfin craqué !

Mercredi, 30 janvier 2008 · Rédigé par MBellot · Pas de commentaire

Le maire chevènementiste laisse Patrick Bloche, patron de la Fédération PS de Paris, prendre les rênes de la liste PS dans le XIe. Naturellement pas pour rien ! En contrepartie, Sarre, figure de la gauche parisienne, pourrait devenir adjoint de Bertrand Delanoë s’il est réélu.

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Têtes

Mercredi, 30 janvier 2008 · Rédigé par Bertrand Garnier · Pas de commentaire

Les people et les élections, c’est une histoire qui roule depuis que le petit écran a bouleversé les formes et les enjeux de la communication politique. A l’approche de tout scrutin marqué par une importante couverture médiatique, les deux univers batifolent joyeusement, s’adonnant à une forme d’allaitement mutuel qui ne laisse pas de séduire, d’interpeller, ou de consterner, c’est selon. Une forme de rapport gagnant-gagnant en somme, les uns désireux d’empiler les cautions populaires à peu de frais, les autres avides de préserver – plus souvent de relancer – leur exposition « promotionnelle » (sans qu’il soit ici question de contester la réalité de leur ralliement idéologique, cela va sans dire). Mais si la mécanique des soutiens people est bien huilée et savamment mise en scène, comme l’ont illustré les meetings à spectacle de la dernière course à l’Elysée, les municipales qui se profilent sont l’occasion de voir fleurir quantité de patronymes familiers à même les listes des candidats aux mairies de nos communes.

Sur son site Internet, Le Figaro propose un tour d’horizon de ces « vedettes » résolues à payer de leur personne pour le bien-être de leur fond de comm… de leurs concitoyens. Certains ont déjà fait leurs premières armes, comme le fougueux comédien Philippe Torreton, très présent aux côtés de Ségolène Royal au printemps dernier et désormais lieutenant de Jacques Bravo (PS), le maire sortant du 9e arrondissement. Il y croisera le fer avec le grand reporter Roger Auque, auteur d’ouvrages sur sa captivité aux mains des intégristes musulmans à Beyrouth en 1987, qui figure sur la liste UMP. Baptême du feu en revanche pour la réalisatrice Yasmina Benguigui, productrice de films sur les inégalités raciales en banlieue. Forte de l’admiration de Bertrand Delanoë, elle portera son combat au cœur du 20e. Quant au chroniqueur/acteur/chanteur Philippe Meyer, après avoir publiquement prêté allégeance à François Bayrou lors des présidentielles, il s’en ira en toute logique assiéger la forteresse Tibéri dans le 5e sous la bannière du MoDem. Plus surprenant, la probable sélection de l’ex-footballeur et néo-intellectuel Vikash Dhorasoo au sein de l’équipe PS. Plutôt abonné au milieu de terrain – et au banc de touche – durant sa vie en short, le « footballeur de la mélancolie » (dixit Philippe Delerm) a donc accepté de s’excentrer à gauche où l’on espère sans doute beaucoup de ses passements de jambes rhétoriques, à l’image de cette réflexion de haut vol confiée au Journal du Dimanche voilà quelques semaines : « Être entraîneur, cela doit être sympa mais dur. Surtout quand il faut gérer des cons comme moi. »

Ironie du sort, ce déluge de vocations municipales chez nos amies les stars semble étouffer quelque peu l’espace d’expression de personnalités impliquées de longue date dans les campagnes diverses. Ainsi, le comédien Bernard Menez, dont l’instinct civique n’est plus à prouver depuis sa remarquable composition de curé prêt à tout pour empêcher l’abattage du chêne millénaire du village dans le mythique Ils sont fous ces Normands (1981), ne cache pas son vague à l’âme face à la saturation du paysage politique. Double candidat aux législatives à Paris et nouvel adhérent au mouvement Génération Ecologie, il confessait récemment à Ouest France avoir « du mal à trouver une liste qui conserve son indépendance. » En effet, son arrondissement, le 15e, est selon lui « trop phagocyté par l’UMP. » Pas de bol, le nouveau responsable de Génération Ecologie Paris, Renaud Siry, vise justement une place sur la liste UMP du 16e, selon Le Nouvel Observateur

Quoi qu’il en soit, tous nos vœux accompagnent ces illustres néophytes de la tribune électorale en quête d’un souffle de reconnaissance locale pour prolonger l’ivresse d’une carrière pâlissante. Mais on n’omettra pas de les mettre en garde contre les retombées destructrices d’un éventuel désamour des masses votantes. Car, comme chacun sait, l’ivresse décime…

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Une campagne pas très Net

Lundi, 28 janvier 2008 · Rédigé par Essefh · Pas de commentaire

Alors que l’élection présidentielle a fait entrer de plain pied la politique sur la Toile, les candidats aux municipales ne semblent guère se passionner pour ce média, nous expliquait Le Monde dans son édition du 8 janvier. La mobilisation des internautes, elle, va pourtant croissant. Ainsi, selon une enquête réalisée en décembre par l’IFOP, 23% des internautes se révèlent particulièrement friands des vidéos politiques en ligne et la navigation sur les sites des partis ou sur les blogs politiques progresse de 5 et 6 points respectivement, à 20 et 16%.

De manière générale, les acteurs de la blogosphère relèvent un manque d’enthousiasme et de dynamisme pour Internet et déplorent la « pauvreté » des blogs des candidats. De fait, peu de ces derniers osent vraiment faire participer les citoyens aux débats et préfèrent utiliser leurs blogs, quand ils existent, comme des outils classiques de communication. Une « frilosité » qui les conduirait également, selon les observateurs, à avoir recours de préférence aux techniques les moins interactives, comme les lettres d’informations. Seul l’usage des vidéos (dont les qualités esthétiques ne laissent pas d’émouvoir les cinéphiles) comme support de campagne paraît s’être imposé. Des tendances auxquels ne font pas exception les candidats parisiens, qui semblent néanmoins nourrir une affection singulière pour le réseau social Facebook, véritable « espace de convivialité ». Ainsi, Bertrand Delanoë, fort de 5.700 « amis », y poste ses communiqués et y anime un groupe de discussion. De son côté, Françoise de Panafieu (avec ses 1.300 « amis ») en a fait un vaste forum.

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